

Le Rotary club d’Alès a payé l’un des trois défibrillateurs achetés par la Miséricorde, par le biais d’un chèque remis par Hugues Esbalin, président du Rotary, à Christiane Perge, présidente de l’Oeuvre de la Miséricorde (photo DR)
La Maison d’enfants à caractère social (Mecs), qui a fêté ses 180 ans en 2015, porte actuellement de gros projets sur le bassin alésien, tous liés à la jeunesse en difficulté.
Est-ce le fait d’avoir installé trois défibrillateurs qui dynamise l’activité de l’Oeuvre de la Miséricorde ? Pilier du secteur social de la sous-préfecture gardoise et de son bassin, l’institution mène de front plusieurs projets à même de modifier la prise en charge des jeunes en difficultés. À côté de ceux-ci, l’installation de défibrillateurs, dans les trois structures de l’association qui brassent le plus de monde, pourrait paraître anecdotique mais ne l’est pas vraiment.
Le lieu d’accueil parents-enfants de Saint-Florent-sur-Auzonnet va déménager
Mais la Mecs, qui gère trois services à Bessèges, deux internats à Alès et Saint-Ambroix et suit des jeunes en appartements autonomes en ville, a des projets plein ses cartons, en écho à une situation sociale qui ne s’améliore pas sur sa zone. Ainsi, le lieu d’accueil parents-enfants (Laep) Parenthèse, à Alès, dont l’association a repris la gestion, entrera dans de nouveaux locaux « plus spacieux » au mois de mai, selon le directeur de la Miséricorde, Christian Boschet.
Du côté de Massillargues, l’association développe un lieu de vie. « Ce dispositif permet l’accueil d’enfants de 6 à 18 ans qui présentent des situations complexes, explique Christian Boschet. C’est une structure plus petite que les autres, avec une prise en charge plus intense, 24h/24, avec un éducateur pour trois jeunes. » Les locaux sont déjà identifiés, l’association compte y porter une action éducative autour des déchets verts.
Un pressing acheté pour former des apprentis
Enfin, tandis que se poursuit la réflexion sur le retour d’un foyer de jeunes travailleurs à Alès ou sur un parcours unique de prise en charge des mineurs non accompagnés pour l’ensemble du département, la Miséricorde est en train d’acquérir un pressing à Alès. « On veut y faire de la formation en apprentissage pour les 16-29 ans qui dépendent de la protection de l’enfance, en lien avec Cévennes formation. » Un responsable sera embauché et l’activité sera commerciale. Elle profitera aussi aux services de l’association qui ne manquent ni de draps, ni de linge à nettoyer. « Autant de projets qui nous permettent d’étendre notre rayon d’activité », se félicite Christian Boschet.
François Desmeures
francois.desmeures@objectifgard.com